J’ai testé pour vous : « à l’assaut ! »

Le jeu « A l’assaut ! » simule quelques jours de la vie d’un soldat canadien dans les tranchées de la 1e Guerre mondiale. Il a été produit par le Musée canadien de la Guerre.

Le principe est celui des « livres dont vous êtes le héros » : après une description de la scène et du contexte sous forme d’image (style dessin animé, avec quelques animations sobres) et de texte explicatif court, vous êtes amené à faire des choix. Sauter dans le cratère voisin ? Se mettre à couvert dans l’abri le plus proche sous un violent tir d’artillerie ? Mettre son masque à gaz alors que les verres en sont fêlés ? Se porter volontaire pour une mission dangereuse ?

Le but n’est pas de devenir un héros et de tuer le plus possible d’Allemands, mais bel et bien de survivre… Si on peut être surpris du nom de la rubrique dans le quel ce jeu se trouve (« Pour s’amuser« …), Il n’en reste pas moins une simulation plutôt réussie pour sensibiliser à la vie quotidienne dans les tranchées de première ligne. Certes, les problèmes historiographiques de la culture de guerre ne sont pas vraiment abordés, mais était-ce vraiment possible ? On est ici dans la peau d’un jeune homme qui n’a pas le choix et qui ne se pose pas trop de questions sur ce qu’il doit faire.

L’accompagnement éducatif n’est pas oublié : les termes spécifiques des textes descriptifs sont définis en hypertexte de manière simple et un questionnaire très intéressant est proposé dans l’espace « Enseignants » (il met d’ailleurs plus l’accent sur la psychologie du jeune soldat). Le site propose d’autres ressources (bibliographie, sitographie, fiches d’activité). Le parcours de la simulation et le questionnaire peuvent occuper une séance complète (à vue de nez). Le jeu ne nécessite pas d’installation sur l’ordinateur (tout est en ligne). Le petit questionnaire à remplir au début n’est pas une énième inscription fastidieuse, mais permet de personnaliser le récit (pour nous, maudits Français, il suffit de remplir son identité – qui peut être inventée – et le prénom d’un camarade, qui seront repris dans le corps du texte). Enfin, il est possible de désactiver la voix qui lit le commentaire (surtout quand vos élèves se mettent tous à vouloir imiter l’accent québécois…).

Cette simulation prouve que la formule simple mais efficace des « LDVELH » (livres dont vous êtes le héros) est une des voies les plus intéressantes pour les serious games.

1 thought on “J’ai testé pour vous : « à l’assaut ! »

  1. J’enseigne en 6e SEGPA, 5eme, 3eme et 3eme DP6.

    J’ai utilisé le lien avec une classe de 3e DP6. Je l’ai utilisé lors de la 3eme séance qui était consacré aux conditions de vie des soldats dans les tranchées. La problématique de la séance était : Quelles étaient les conditions de vie des soldats dans les tranchées?

    Il y avait un poste par élève. Ils étaient 16. Ils avaient en même temps à répondre à une série de questions qui avait pour but de le faire relever les faits marquant : le danger, la perte des repères humains, l’ennui, les conditions de vie etc… au final avec ces informations ils devaient rédiger un petit paragraphe à la maison sur les condition de vie.
    Cette partie de l’exercice a été moins réussi du fait des difficultés des élèves à l’écrit. Cela m’a permis aussi de faire de la méthodologie.

    J’ai divisé la séance en 2. Une première heure où les élèves utilisé le jeu. Ils sont rapidement entrés dedans. Au bout de 10 minutes les plaisanteries du départ au laissé place à un silence pesant et à beaucoup d’interrogations. Pendant cette partie j’évoluais entre les postes aidant les élèves individuellement et répondant aux questions. Les élèves devaient faire le paragraphe à la maison. La deuxième heure était consacrée à la mise en commun que j’ai illustrée avec des vidéos d’archives : un assaut à Verdun (manuel vidéo projetable nathan) et de l’artillerie lourde en action. La phase de mise en commun a était très vivante avec une participation de tous.

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