Cuba 62, une source d’inspiration inépuisable ! Retour d’expérience.

Le jeu Cuba 62 mis au point il y  maintenant .. euh… longtemps, par Yvan Hochet a fait le bonheur de nombreux enseignants (et d’encore plus d’élèves vu qu’en général on compte beaucoup plus d’élèves que d’enseignants dans une classe) et a donné lieu à de multiples adaptations.

Notre collègue Claire BOURNEUF, du collège du Pont de Bois à St Chéron dans l’Essonne nous propose ici sa version du jeu. Elle y a notamment ajouté un plateau de jeu intégrant un curseur des tensions et un nouveau personnage qui a en effet joué un rôle central : le  pape !    Voici son témoignage.

 » Le jeu Cuba, modifié par mes soins à partir de la base fournie par Y. Hochet, a été testé pendant le cours sur la Guerre froide, au moment où je souhaitais faire comprendre le fameux « équilibre de la terreur » et d’autres notions liées.

Les classes de 3ème que je gère comptent 29 élèves, plutôt calmes et intéressés.

J’ai fait le choix de fabriquer 2 jeux, pour que tous puissent jouer mais aussi pour leur montrer que les possibilités étaient nombreuses. Plusieurs éléments ont été plastifiés et j’ai collé les cartes sur du carton de couleur (rouge / bleu foncé). Cela prend du temps mais permet de garder des jeux propres et intacts, utilisables plusieurs années ensuite.

Les élèves ont apprécié le plateau de jeu ; le curseur semble avoir une utilité.

Cet essai a très bien fonctionné en séparant la classe en 2.

Il est possible de faire une seule partie, sur environ 20 mn, après avoir expliqué les règles. J’ai laissé sur les tables de jeu une feuille plastifiée avec les règles, qui a été peu utilisée.

Durant cette expérience, les 2 groupes ont pu faire 2 parties complètes.

J’ai distribué les cartes face retournée, m’arrangeant pour que les 3 principaux dirigeants, le Pape et le Secrétaire général de l’ONU soient attribués.

Tous les élèves ont accepté le jeu et leur personnage. Un seul n’a pas compris mais a été pris en charge par son groupe.

J’ai été étonnée par le déroulement de chaque partie, dans la mesure où les élèves des deux camps ont été très prudents dans leurs choix. Atteindre le niveau 2 fut parfois long ! Des négociations, réussies, ont eu lieu quand la 1ère carte de niveau 3 a été posée.

Le seul problème, qu’ils ont remarqué en jouant, est de savoir ce que fait le joueur niveau 2 si son niveau est dépassé ? Nous avons décidé qu’il jouait bien sûr, en temporisant à l’intérieur de son groupe.

Les élèves ont bien joué le jeu, notamment les « neutres ». J’ai finalement laissé le rôle de l’ONU à l’un d’entre eux, pour pouvoir observer les deux jeux.

Au début du cours suivant, j’ai repris des éléments des cartes et des parties faites, pour expliquer la situation réelle lors du conflit de 1962.

Ce premier essai est très satisfaisant et je pense utiliser ce jeu de nouveau mais aussi en réaliser d’autres.

Claire Bourneuf

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