Au Japon 2/5 – L’école numérique, ‘l’école du futur » de Nishiyoka à Saga

  1. Introduction au Japon et quelques ressources sur l’éducation
  2. L’école numérique, ‘l’école du futur » de Nishiyuka à Saga
  3. Raccrocher les décrocheurs, le lycée Shuoh à Osaka
  4. Le développement professionnel des enseignant, « l’étude de leçon»
  5. L’évaluation des établissements

L’école à l’ère du numérique ? Une « école du futur », l’école Nishiyoka, Saga, Japon

Diapositive1

http://prezi.com/cjlpyp-wxtcj/une-ecole-du-futur-lecole-nishiyoka-saga-japon/

L’école du futur au Japon est numérique, et les résultats de l’école sont étroitement dépendants non seulement des dotations mais surtout des pratiques coopératives, de son organisation responsabilisante et de la collégialité des enseignants.

Quand çà marche  dans une « école numérique »,  ce n’est pas toujours pour  ce que l’on croit…
Pour certains, l’école du futur serait un vaste terrain de jeu des technologies. http://www.01net.com/editorial/608662/lecole-du-futur-aura-des-robots-dans-les-classes/

On préférera plutôt cette synthèse en 10 tendances de l’innovation pédagogique, 2013
Marquées résolument numériques, elles comportent des dimensions plus pédagogiques et centrées sur les apprentissages.
http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20830/innovation-pedagogique-10-points/

Le Japon s’est engagé dans un programme « école du futur » depuis trois ans; et entend en 2020 avoir équipé tous les élèves de tablettes.
L’école primaire Nishiyoka dans l’Ile de Kyushu accueille des élèves issus de familles de pécheurs d’algues et d’agriculteurs. Anciens bâtiments mais vastes installations.

Equiper les élèves et la classe, oui évidemment
Le dispositif repose d’abord sur la dotation de PC-tablettes à tous les élèves de l’école; le matériel est géré par classe, les élèves disposent d’un dossier personnel en réseau; et les contenus affichés peuvent se projeter sur le TBI de la classe.
L’enseignant(e) dispose dans sa salle d’un TBI, volontairement couplé au tableau noir; usages, ressources et objectifs peuvent varier, se compléter. Les temps sont différents. (ici un petit groupe de renforcement en maths pour élèves dys.)

L’équipement n’est rien sans la pédagogie qui va avec
un taux d’encadrement important – L’école a mis en place un dispositif de type « plus de maitres que de classes »; ainsi pour les modules de maths et de japonais, un professeur prend la classe et le maitre-référent se met en situation d’accompagnateur.

Des temps suffisants pour apprendre–  La pédagogie est très explicite et bienveillante à la fois; des temps importants sont réservés des entraînements d’application, de déduction, moins de recherche ou de création.
L’évaluation ne devient plus notation-sanction, mais suivi personnalisé des petits progrès, à rythme variés selon les élèves.

une évaluation POUR les apprentissages – pédagogie et responsabilisation des élèves dans tous les moments de la vie scolaire. Toutes les classes sont ouvertes, portes et fenêtres. Elles permettent une fois par mois aux parents de venir assister aux cours par exemple.

Déprivatisation des pratiques – Le directeur (l’homme au fond) peut aller et venir dans les groupes et a toujours un geste pour chaque élève.

Il existe pas moins de 10 comités d’organisation et de gestion de l’école; ils prennent en charge l’animation, la vie collective et sa sécurité.

Dévolution de rôles et de responsabilités aux élèves – Dans chaque classe, les élèves à tour de rôle assurent le service du déjeuner pris dans la classe avec le maître.

Au niveau de l’école, le service de propreté est également du fait des élèves (si,si).

La coopération sociale comme vecteur des apprentissages – « mission du mois: se faire des amis » Chaque mois, chaque classe se donne une mission citoyenne (dirait-on en France). Ici, le coeur de l’Ecole bat au rythme de la vie collective et de la coopération. Sans doute une des conditions pour que le numérique prenne à l’Ecole.

Dans la vie quotidienne, des rôles tournants (communication, production, service, valorisation etc…), en partie connus dans nos écoles, beaucoup moins au collège

Un nouveau partage des rôles et des responsabilités
Dans l’école, le directeur est à la fois un chef d’établissement à plein titre: s’il ne recrute pas les enseignants, il les évalue; il est l’ambassadeur de son école et maître tous les élèves. Et il assume une direction plus collégiale et participative: les maîtres disposent d’un véritable open space pour travailler, partager, et chacun assure un ou des rôles en plus de la classe proprement dite. Le projet fait l’objet d’un consensus.
Les enseignants référents des classes suivent attentivement les élèves, par une évaluation accompagnante, mais aussi par une visite trimestrielle chez les familles elles-mêmes, pour s’assurer des conditions de travail de l’enfant.

 

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