Alors, ce congé…?

C’est pour cette année ?!

Janvier, c’est reparti. Les journées rallongent, les cases de l’agenda rétrécissent. Entre les vœux à souhaiter, les résolutions à prendre, les engagements de 2016 à finaliser, les premières copies de 2017 à honorer. Et le décret 1470 du 15 octobre 2002 dans tout ça, vous y avez pensé ? Ça fait pourtant plusieurs années que vous vous posez la question. Je demande, je ne demande pas ? Pourrais-je m’y remettre ? Est-ce vraiment fait pour moi, un congé de formation professionnelle ? L’an dernier, c’était quasiment décidé, mais vous avez laissé passer la date. Cette année, pas d’excuses. Mais, n’attendez plus, c’est urgent…

conge-formation

Un congé, pour qui et pourquoi ?

Chacun peut prétendre à un congé de formation professionnelle. C’est l’occasion de faire une pause, de retourner sur les bancs de l’école, de préparer un concours ou une certification. Il ne peut par contre être déposé pour un projet destiné à quitter la fonction publique. Il est attribué selon un barème défini qui prend en compte, entre autres, l’antériorité de la demande. C’est donc une réflexion de longue haleine. Selon les académies et les disciplines, il faut en faire la demande durant sept à huit ans. Courage, espoir et persévérance sont donc requis. Les dates de départ et de retour du congé dépendent de votre projet et de la durée effective de la formation. Si vous le demandez pour préparer l’agrégation par exemple, le maximum est de 8 mois, entre septembre et avril. Durant cette période de congé, vous percevrez une indemnité à hauteur de 85 % du traitement brut. À la fin de chaque mois, il faudra fournir une attestation de présence, certifiant l’assiduité de suivi de la formation. Pratiquement, les demandes s’effectuent durant ce mois de janvier. Le secrétariat de votre établissement vous fournit le dossier et les circulaires qui accompagnent. Il ne reste plus qu’à le remplir, à y joindre quelques pièces justificatives et le tour est joué.

Un congé, que du bonheur ?

Vous avez des doutes quant à vos capacités à remettre le nez dans les bouquins et à rester plusieurs heures par jour à votre bureau ? Vous êtes dubitatif face à ces journées entières qui s’offriraient à vous ? Saurez-vous vous imposer un rythme de travail ? Souvenez-vous de vos années estudiantines, c’était bien quand même, non ? Découvrir ou redécouvrir. Se confronter aux autres lors de stages ou de formations. Prendre le temps de réfléchir calmement à ses pratiques. Retravailler en profondeur les cours. Sortir la tête du guidon et prendre du recul. Changer de rythme de travail. Une belle parenthèse que ce congé de formation finalement. Au retour, réussite ou pas, vous retrouverez le chemin de l’école avec un nouveau regard, de nouvelles idées à expérimenter, une nouvelle dynamique. Alors, vous la faites cette demande ?!

Une chronique d’Agnès Pleutin

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *