Et votre sonnerie, elle est comment ?

De l’alarme…

L’autre jour, j’ai eu un vrai haut-le-cœur. En vadrouille dans un autre établissement, j’ai été saisi par le bruit perçant et stressant de la sonnerie annonçant la fin d’un cours. Une véritable sirène d’alarme, qui vient heurter dans un lieu où le travail et la concentration sont des maîtres-mots.

sonnerie

« Ça a toujours été comme ça ! » me dit un collègue du bahut, oui mais bon, là c’est franchement insupportable. Le cadre de vie à l’école a un réel impact sur l’épanouissement des élèves. À l’heure où l’on parle de plus en plus de climat scolaire, et où l’on souhaite rendre les élèves acteurs de leur vie dans l’établissement, il est temps de réfléchir avec eux à ces détails qui font qu’on a plaisir à se retrouver à l’école.

… à Lily Wood & The Prick ou Soprano

De retour chez moi, il m’a fallu quelques clics pour trouver plein d’alternatives… Dans ce lycée, un sondage a permis de choisir une sonnerie mélodieuse pour rythmer la vie du bahut. Ici, les élèves des classes CHAM proposent chaque mois une sonnerie personnalisée.  Dans cet établissement de Goussainville, c’est le Conseil de Vie collégienne qui a œuvré en sélectionnant des sonneries et en les soumettant aux suffrages de leurs camarades. Résultat, « la sonnerie qui a reçu le plus de votes est la numéro 9, vous entendrez donc les notes de Fresh Prince de Soprano raisonner dans les couloirs de Montaigne pour vous motiver (encore plus) à aller en cours, avec le sourire et la bonne humeur ! » Au Lycée Félix Faure de Beauvais (voir la vidéo), c’est via Facebook et Pronote que la sonnerie change tous les mois, suite au vote de la communauté éducative.

Évidemment, cette mesure est symbolique, mais elle montre comment associer concrètement les élèves à la vie de l’établissement. Dans un espace où les déplacements et les horaires sont imposés, il est important de porter attention à la qualité des espaces, à la convivialité et au bien-être. C’est à partir d’initiatives concrètes que le Conseil de Vie collégienne (qui naît cette année dans mon établissement) sera reconnu comme une instance utile à toute la communauté éducative. Après, on peut imaginer aussi une autre architecture scolaire… Jetez un coup d’œil à cette école néo-zélandaise, ça laisse rêveur !

Une chronique d’Emmanuel Grange

 

Commentaires

commentaires

1 commentaire

  • Connillière Marie-Laure dit :

    En ce qui me concerne , j’ai eu un gros problème de tympan alors que je passais juste sous le timbre au moment de la sonnerie. J’ai donc milité pour en changer (de sonnerie, pas de tympan) et nous avons depuis trois ans une douce mélodie de Robert Miles (celui qui a fait « Children » dans les années 90)… que les élèves fredonnent dans les couloirs. Et comme l’équipe de maintenance informatique est facétieuse, nous avons droit à « Happy » les jours de départ en vacances et « Jingle Bells » pour le vendredi des vacances de Noël.
    Constat: Les élèves sont plus tranquilles, du coup…nous aussi. L’esprit festif ne nuit pas au travail, au contraire: tout le monde est de meilleure humeur. Ce serait bien si tous les établissements suivaient l’exemple des sonneries musicales, ou, comme le dit Anna, de tenter le « zéro sonnerie ».
    (Par contre je suis toujours suivie pour mon problème de tympan…)
    Bonnes fêtes à tous.
    ML

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *