Emploi du temps, vicissitudes, surprises et aléas

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Revenir devant les élèves, ceux qu’on attend et que l’on craint. Et dans ce processus qui nous emmène début septembre, il y a ce passage obligé de la découverte du nouvel emploi du temps, cette feuille A4 qui va d’un coup et pendant 9 mois, rythmer notre vie. Et là, plusieurs réactions sont possibles, voyons de plus près comment on accueille la nouvelle…

Le ballet de la pré-rentrée. 

Attention référence: Un film culte…

Culture quand tu nous tiens…

rentrée des classesÇa y est, on y est, c’est le 31 Août, et nous aussi ont est tous alignés dans une grande salle, coupes de cheveux fraîches, bronzage plus ou moins prononcé, sacs et cahiers neufs, vêtements fleuris et encore décontractés, bonnes résolutions au bord des lèvres, les bons élèves devant, les dissipés derrière et tous écoutent le discours qui détaille les résultats des élèves au bac, les projets de l’année.

Certains cependant seront encore sur leur lieu de vacances rêvant aux matins ensoleillés, les cafés au son des cigales et à ces journées insolemment libres qui résonnent au loin, déjà.

Fin de la réunion, un mouvement est perceptible, les feuilles glissent, les corps se tendent.

La matinée n’est que le prélude à la cérémonie de remise de ce document, les cases grisées, la longueur de la pause déjeuner, l’amplitude horaire, 8 heures – 18 heures, et la tension monte.

Les différents styles.

Selon les établissements et les humeurs, on peut attendre la fin de la réunion pour vous donner le détails de vos journées à venir, ou plus subtil, glisser la photocopie dans le casier pendant la réunion ou vous appeler pour vous le remettre avec un petit « bon courage » de circonstance.

Et quand ce moment arrive, le rideau se lève et le silence tombe. Et là nos réactions peuvent se classer en 5 catégories bien connues des psychologues.Quand tu découvres ton emploi du temps

  • Le déni.

On hoche la tête, incrédule en découvrant que le lundi on ne pourra pas déjeuner avant 14 heures et qu’on devra faire cours sur la pause méridienne. Que le samedi, on finit à midi et qu’encore une fois cette année, on ne pourra avoir de vrai week-end. On se demande quel dieu on a offensé, quelle feuille d’absence on a mal remplie pour en être arrivé là.

  • La colère.

22 heures de cours, des trous partout, des journées à rallonge, pas l’alignement demandé avec le collègue de SVT pour le projet radio, l’année s’annonce tendue et la présence au lycée soutenue.  On se lève, on proteste, on menace, on montre les poings, on veut descendre immédiatement dans le bureau du proviseur. Il faut se reprendre, les demandes de changement se font par écrit et l’emploi du temps est provisoire… On reprend un café, on soupire, on se rassoit.

  • La négociation. 

Des groupes se forment dans la salle des profs, les têtes se penchent, les pochettes de couleur se mélangent. On essaie de bouger cette heure de 17 heures à 18 heures qui nous empêche de récupérer les enfants pour les cours au conservatoire et on fera tout pour que cet emploi du temps devienne idéal. On essaiera de faire rentrer notre vie dans des cases grises.

  • La dépression.

20150812083317On n’a plus l’énergie de protester, tous ces heures à 8 heures alors qu’on habite loin, qu’on est nommé sur 3 établissements,  que nos enfants sont petits, qu’on l’avait précisé dans sa feuille de vœux mais c’est difficile de faire entrer toutes les données personnelles dans une machine têtue. On est triste parce que ces semaines s’annoncent difficiles et ajoutent du stress à nos cours pas toujours faciles.

  • L’acceptation.

Accepter pour passer à autre chose. Pas de bol cette année, tant pis, ça sera pour l’année prochaine. Ou alors simplement on est contents, ou on pourra s’arranger. On a compris que cette rentrée passait par la mise en place de cet emploi du temps que nous ne choisissons pas et qui change tout, tous les ans quoi qu’il arrive. Comme les saisons, les emplois du temps arrivent et passent.

Alors on rentrera chez nous, le précieux document dans nos pêle-mêle et dans deux jours quoi qu’il arrive, on commencera à 8 heures avec les secondes 5 qui écarquilleront les yeux et vivront eux aussi cette journée, hésitant entre déni (oh non pas 8 heures!), colère (encore avec ces bandes de bolosses/losers), tristesse (la plage, le surf, le soleil…), discussion (Madame, je vais changer de classe pour être avec ma copine, alors je prends pas de notes) et acceptation (chouette enfin fini le collège je suis au lycée, enfin)…

Une chronique d’Amélie S.

Commentaires

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5 commentaires

  • Talleyrand dit :

    Il manque une réaction : la joie !
    Quand le chef d’établissement a travaillé les emplois du temps entre fin mai et début juin,sue t’as eu le temps de faire des demandes et que depuis le 20 juin ils sont fixés .
    La rentrée gagne en sérénité.
    Bon courage à tous !

  • BOUREL CHRISTINE dit :

    C’est ben vrai comme on dit en Normandie mais les profs disent aussi …les premières vacances c’est le 17 octobre!!!! tu vas où toi??
    Du Recul et de la Hauteur

  • rachelle rachelle dit :

    Merci beaucoup pour le partage de ce petit instant. On doit tous se retrouver dans une catégorie! souvent aussi on passe par plusieurs phases successivement… de toutes façons, dans 10 mois, on remplira encore et toujours notre fiche de voeux pleins d’espoir, en se disant que cette fois ce sera la bonne!

  • Gwen dit :

    Avec De Funès en prime une chronique bien sympa.

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