Le grolard, un ours plus très blanc…

Évoquer le réchauffement climatique est synonyme de craintes : Que va-t-il advenir des zones habitées situées à proximité du niveau de la mer dont on imagine qu’il va monter de plus en plus ? Et les espèces vivantes ? que deviennent nos végétaux de moins en moins soumis au froid de l’hiver pourtant nécessaire à leur mise à fleurs au printemps ? Comment les espèces animales vont-elles s’adapter à ces changements ?

ours

En fait, ces changements, c’est surtout à notre espèce habituée à une constance des conditions de son environnement qu’ils posent problème.

Ainsi l’ours blanc………son univers de plus en plus fragmenté gêne sa reproduction et sa recherche de nourriture : catastrophe écologique !

Pourtant, l’histoire géologique révèle que les modifications climatiques ont été incessantes au cours de l’histoire de la Terre, que ce soit à grande ou à petite échelle. Le carbonifère il y a -600 millions d’années est connu comme la période la plus froide que la Terre ait connu ; le Crétacé qui s’est terminé il y a 65 millions d’années la plus chaude.

Si l’on regarde les variations climatiques des 50 000 dernières années, connues notamment par l’étude des carottes prélevées dans les glaces, on constate des modifications incessantes du climat.
Ainsi est-on depuis – 10 000 ans dans une période de réchauffement débutée après la dernière glaciation du Würm.

Or, ces variations n’ont pas gêné l’évolution des espèces…….au contraire, elles sont à l’origine de certaines d’entre-elles. En 2006, des scientifiques canadiens ont abattu sur l’île de Banks, dans l’Arctique canadien un ours blanc avec des tâches brunes …. Or, après analyse de son ADN, il s’est avéré qu’il s’agit d’un hybride entre l’ours polaire, blanc et le grizzly nord américain : on l’a appelé le pizzly ou grolard.

Ce rejeton entre deux espèces d’ours voisines tant par leur proximité géographique que génétique est de plus un hybride fertile, ce qui est rare lorsque deux espèces distinctes obtiennent une descendance.
D’autres individus de cette nouvelle espèce ont été observés depuis à l’état sauvage, alors que cette hybridation n’était connue jusqu’ici qu’en captivité. Il apparait donc qu’une nouvelle espèce d’ours a vu le jour, nouvelle bien moins médiatisée que la disparition prévue et semble-t-il inéluctable de l’ours polaire !

Le rapport avec le climat et son évolution ? Le réchauffement climatique a conduit les grizzly nord américains à remonter vers le Nord et les ours polaires à se rapprocher des côtes plus au sud compte tenu de la fragmentation de la banquise. La barrière géographique entre les territoires naturels des ours bruns et des ours polaires est donc en train de disparaître, suite à la fonte de la banquise liée au réchauffement climatique : cela a permis l’émergence d’une nouvelle espèce.

Voir des pizzly en captivité : ICI

Eric

Commentaires

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4 commentaires

  • Evolutionnator dit :

    Merci pour cet article qui dit enfin correctement les choses
    Exactement ce que j’enseigne à mes élèves
    Comme tu le dis si bien, n’oublions pas que nous sommes ds une période chaude d’une ère glaciaire: il peut donc faire beaucoup plus chaud ou beaucoup plus froid sur Terre, sans intervention de l’homme
    L’homme contribue à la disparition d’espèces, c’est indiscutable, mais il a surtout peur de provoquer sa propre disparition, ce qui est beaucoup moins avouable
    Quant aux fameuses espèces emblématiques de la 4ème crise biologique, il faut arrêter de se leurrer, d’un point de vie évolutionniste, ce sont des catastrophes: un ours qui ne vit que ds des conditions bien particulières, des singes qui ne vivent que dans des conditions bien particulières, un panda trop fainéant pour se reproduire et chasser et qui a été obligé de se rabattre sur du bambou pour survivre, un koala shooté à l’eucalyptus… Ce sont loin d’être des champions de l’adaptation, contrairement aux rats, perruches, cafards et autres animaux moins mignons, qui eux survivront sans problème du fait de leurs formidables capacités d’adaptation

  • un professeur de sciences dit :

    Le négationnisme climatique est bien établi. Le négationnisme de la biodiversité va prendre son essor ! Cet article est une honte et tient de la désinformation. Informez vous et ne publiez pas n’importe quoi sous un titre « Sciences ».

  • Sophie Pons dit :

    Scientifique ou pas scientifique, cet article? Ne me dites pas qu’il va falloir que je me lance dans des recherches compliquées… Que chaque camp donne ses sources !!! (Merci d’ouvrir le débat…)

  • E. Legrand E. Legrand dit :

    la réaction d’un professeur de sciences du 25 janvier me surprend par son excès et son manque d’argumentation scientifique et d’information sur le sujet : l’existence de cet ours est réelle et illustre un exemple de spéciation récente déterminée par des modifications climatiques. Des études scientifiques américaines et canadiennes ont été faites sur cet animal ; de nombreuses références figurent dans divers sites……il est visible dans certains parcs zoologiques canadiens (quoique en captivité).
    Par ailleurs, cet article n’avait pas pour vocation de remettre en cause l’impact de l’homme sur le climat ou la biodiversité ! mais d’illustrer à partir de faits récents les aspects parfois surprenants conduisant à la formation d’espèces nouvelles dont la stabilité varie à l’échelle des temps géologiques….je pense qu’il est essentiel de faire percevoir cette donnée aux élèves pour les amener à se questionner de façon pertinente, en sachant parfois raisonner des problèmes sans les recentrer systématiquement sur notre espèce !

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